Matrimonial
-- Questions Fréquentes
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Q. Nous venons
de séparer. Qu'arrive-t-il de mes biens?
R. La Loi sur le droit de la famille
de l'Ontario prévoit un mécanisme que les tribunaux utilisent pour
rendre égal la valeur des biens que les parties ont accumulées pendant
la durée du mariage. À l'exception du foyer conjugal, seul la valeur
des biens du mariage font l'objet de l'égalisation. La valeur des
biens accumulée avant et après le mariage sont exclus du calcul.
Votre avocat pourra vous conseiller sur le fonctionnement du mécaniseme
de l'égalisation des biens familiaux nets.
Q. Avec qui les enfants habiteront-ils après
la séparation?
R. Les tribunaux étudient de nombreux facteurs
avant d'accorder à un parent la résidence principale d'un enfant.
La règle d'or en droit de la famille veut qu'on place les enfants
en fonction de ce qui est dans leur meilleur intérêt. Certains des
facteurs qui sont énumérés dans la loi sont: l'amour entre l'enfant
et le parent, les désirs de l'enfant s'il est assez vieux pour les
exprimer, la stabilité du foyer, les plans formulés pour élever
l'enfant etc. En temps normal, la résidence principale de l'enfant
est accordée au parent qui a la "garde" de l'enfant.
Q. Quel est le sens du mot "garde"?
R. Le mot "garde" a généralement été définit
comme étant le pouvoir décisionnel sur un enfant. Contrairement
à ce que la plupart des gens peuvent croire, le mot "garde" ne veut
pas dire que cette personne a les enfants. Lorsque la garde est
accordée à un parent, ce titre laisse entendre que ce parent est
seul à prendre les décisions importantes qui se rapportent à l'enfant
tels le choix d'école, le choix de religion, les décisions médicales,
les activités sportives etc. Lorsque la "garde conjointe" est accordée
aux deux parents, ce titre laisse entendre que les deux parents
doivent se consulter, s'entendre et prendre les décisions importantes
pour l'enfant ensemble.
Q. Ai-je droit de recevoir une pension alimentaire
pour le soutien de mes enfants?
R. Tant la Loi sur le divorce et la
Loi sur le droit de la famille ont un règlement intitulé
"Les lignes directrices sur les aliments pour les enfants". Ce règlement
prévoit le montant d'une pension alimentaire payable par un payeur
sur une base mensuelle basé sur son revenu total annuel et le nombre
de ses enfants. La pension alimentaire pour enfant n'est pas taxable
pour la récipiendaire et, par conséquent, n'est pas déductible d'impôts
pour le payeur.
Q. Ai-je droit à une pension alimentaire pour
conjoint(e)?
R. Si vous répondez à la définition du mot
"conjoit" dans la partie III de la Loi sur le droit de la famille
ou si vous êtes mariés, il se peut que vous ayez droit èa une pension
alimentaire pour conjoint(e). En général, le soutien alimentaire
pour conjoint(e) est accordé lorsqu'il y a des conséquences économiques
qui découlent de l'échec de la vie conjugale et que vous n'êtes
pas autosuffisants. Vous devez également démontrer que vous êtes
dans le besoin et que votre ex-conjoint(e) a la capacité de payer
la pension alimentaire demandée. Il y a plusieurs autres facteurs
qui sont prévus dans les textes législatifs et dans la jurisprudence.
Votre avocat pourra vous conseiller à cet égard.
Q. Y a-t-il toujours des différences dans
le traitement d'une "relation de fait" et d'un "mariage" devant
la loi?
R. Devant la loi, il y a toujours des différences
importantes entre un couple marié et un couple vivant en union libre.
Ces différences sont surtout au niveau de la possession du foyer
conjugal et de la division de la valeur des biens au moment de la
séparation. Comme la loi compare un mariage à un "partnership",
la personne mariée a le droit d'exiger le partage égal des valeurs
des biens lorsque le "partnership" prend fin. La personne mariée
a également le droit de continuer à habiter le foyer conjugal après
la séparation. Ces droits n'existent pas dans une relation de fait.
Il y a d'autres différences qui dépassent la portée de ces réponses
sommaires.
Q.
Puis-je régler ma séparation sans aller en Cour?
R. Bien sûr. Votre avocat va explorer les
alternatives pour éviter les démarches devant les tribunaux s'il
est possible de le faire. Lorsqu'un règlement à l'amiable est possible,
les avocats rédigeront un contrat de séparation qui règle toutes
les questions intérressant les époux. Pour en arriver à un règlement,
votre avocat va négocier pour vous, pourra mener des sessions de
règlement, de médiation ou d'arbitrage. Les règlements hors-cour
sont généralement préférables parce que c'est vous qui décidez votre
propre sort au lieu d'avoir un inconnu (un juge) vous imposer une
décision que vous n'aimerez peut-être pas.
Q.
Pouvons-nous avoir le même avocat?
R. Non. Les règles d'éthique des avocats
nous empêchent de représenter des parties qui ont des intérêts opposés.
Afin de négocier une entente à l'amiable qui sera durable, vous
allez mettre toutes les chances de votre côté en ayant votre propre
avocat pour éviter des arguments tels que l'avocat a avantagé une
partie plus qu'une autre ou qu'il ne vous a pas expliqué le sens
ou les conséquences d'un clause donnée ou que vous ne saviez pas
ce que vous avez signé.
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1417 rue Laurier, C.P. 449, Rockland, Ontario, Canada K4K 1K5
Tel:
(613) 446-5060, Fax: (613) 446-6475, courriel:marcsimard.law@videotron.ca
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